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Qui sommes-nous ? |
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Historique |
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Les 40 000 milles de Minos
Jacques Périn a commandé
son Snipe, Minos, en 1958. A sa demande, Noël Le
Berre avait rehaussé l'hiloire et lui avait donné
plus de pente pour une meilleure déflexion. Chaque
client pouvait ainsi exprimer ses désirs. Trente-deux
ans plus tard, Jacques Péron est toujours fidèle
à Minos avec lequel il a parcouru quelque 40 000
miles entre Concarneau, les îles Glénan et
Lesconil. Une utilisation intensive - bien que des croiseurs
n'ont pas tant de milles sous la quille ! - qui justifie
largement la mise en oeuvre d'un sixième mât
en spruce par le chantier Pichavant. La coque est par
contre telle qu'à l'origine. Soigneusement entretenue,
décapée, poncée, vernie et laquée,
elle n'attend que les beaux jours pour offrir de nouveau
l'inépuisable plaisir d'aller sur l'eau. Une histoire
simple et riche entre un homme et son bateau que le Chasse
Marée racontera par le menu dans un prochain numéro.
Le sloup langoustier de
plaisance
Jusqu'en 1951 le chantier ne produit que des Snipes. Il
en lance plus de huit cent soixante au total. Mais il
faut songer à s'agrandir et, en 1952, le chantier
emménage dans des batiments spacieux qu'il occupe
toujours aujourd'hui. Cette année-là aussi
la production se diversifie en s'orientant vers des unités
plus importantes. Sans abandonner les Snipes, on met en
chantier deux beaux sloups de type "camarétois"
de huit mètres. "Nous pensons qu 'il est vain,
écrit alors Pierre Pichavant, de chercher à
créer, pour la croisière, des types de bateaux
spéciaux car il ne nous parait pas possible de
trouver un voilier qui remplisse mieux les conditions
exigées par les yatchsmen qui s'intéressent
à la croisière."
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Jasnière et Jacquou sont
inspirés des lignes des petits langoustiers à
cul carré et c'est d'après une demi-coque
de M. Derrien, un modéliste réputé
qui a bien connu les chantiers camarétois, que
Noël Le Berre dessine les plans puis les gabarits.
Pour cet essai on s'est entouré de garanties en
contactant Auguste Tartu. Le célèbre charpentier
du Fret a donné son aval, avec raison, car cette
petite série, qui toutefois ne dépassera
pas la vingtaine d'unités, est réellement
une réussite.
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Le
"langoustier Pichavant" - ainsi peut-on le nommer
à défaut d'un nom de série - réussit
le difficile compromis permettant de transformer un bateau
de travail en voilier de plaisance. La flotte des langoustiers
camarétois était composée de bateaux
de tailles différentes, les grands culs de poule
de plus de treize mètres, mais aussi des bateaux
plus modestes d'une dizaine de mètres et demi-pontés,
et même des bateaux creux inférieurs à
sept mètres. Il n'y eut donc pas à faire véritablement
d'extrapolations, ce qui conduit le plus souvent à
de bien médiocres résultats.
Peut-être doit-on seulement regretter un bouchain
légèrement trop doux qui conviendrait mieux
à un bateau plus grand et qui contribue à
le rendre un peu gîtard. Mais les qualités
l'emportent largement : esthétique, manoevrabilité,
confort sur le pont, facilité d'échouage.
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| Le Bruz Avel, que l'on
voit ici sur les quais de Pont-l'Abbé le jour
de son lancement, fut l'un des langoustiers construits
sur le plan de Jasnière et Jacquou. |
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Dans le même esprit, le chantier
propose également un canot de 6,50 m, demi- ponté
ou doté d'un petit rouf. Ses formes sont très
proches de celles des misainiers bigoudens avec leur quête
d'étambot marquée et leur étrave
joliment élancée, même si les entrées
d'eau sont beaucoup plus fines. Ces deux séries,
d'une qualité de construction irréprochable,
comptent encore des unités à flot bien loin
d'être à bout de souffle.
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| Le travail à
l'herminette, l'outil-roi du charpentier. |
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| Un des canots de 6,50
m en construction. |
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